Innovez via les Comités d'éthique et d'équité
Un si fragile vernis d’humanité : Michel Terestchenko y reprend les expériences pour étudier la soumission à l’autorité, le conformisme, la passivité mais aussi leur pendant : résistance, courage et désobéissance. Un livre à lire assurément !
C’est sur quelques lignes de cet ouvrage que nous nous concentrons : l’analyse de Krystof Konerzewski concernant l’empathie et la protestation.
L’empathie est la capacité à se mettre à la place de l’autre, à éprouver, ressentir sa peine. C’est la capacité à considérer l’autre comme fondamentalement semblable à soi. C’est ressentir de la compassion en faveur d’autrui.
La protestation est dirigée contre quelqu’un ou quelque chose ; une situation qui déclenche un sentiment d’hostilité et de colère. Elle témoigne de l’indépendance de l’individu par rapport à la société ou l’ordre du monde. Elle amène à ne pas se conformer aux décisions des autorités établies ; elle est en opposition. Le protestataire a pour motif principal de son engagement l’injustice en tant que principe abstrait et universel.
Ce que souligne Konerzewski, c’est la nécessité de la conjugaison de ces deux motivations opposées, conceptuellement et psychologiquement antinomiques, qui est nécessaire à produire l’acte altruiste de résistance. Un paradoxe indispensable pour passer de l’émotion à l’action qui exige également un sens de la responsabilité personnelle, une conscience impérieuse de la nécessité et du devoir d’agir. Ceci explique la résistants dans l’histoire ont toujours été une minorité.
Les Comités d’éthique et d’équité de par leur conception sont une innovation structurelle. Ils visent des assemblées locales réparties sur tout le territoire composées de pairs (citoyens, professionnels, juristes,…) qui, au travers de leurs délibérations collectives, de leur ancrage dans le réel et le local, de leurs propositions d’alternatives concrètes réinstallent une capacité de jugement éthique par le bas. Ces délibérations se font à la lumière des principes de dignité, de justice, d’équité et de bien commun tandis que la collégialité permet justesse et pertinence.
Cette création comble un vide institutionnel puisqu’il n’existe pas de contre-pouvoir éthique citoyen.
Il ne s’agit pas de polémiques ou d’experts auto-proclamés mais de délibérations collégiales mûries par des pairs qui ont la force de la voix de la société civile.
Ils sont des infrastructures citoyennes permanentes pour une éthique décentralisée.
Cette collégialité et cette structure permettent le dépassement du paradoxe indispensable nécessaire pour passer à l’action et la conjugaison de l’empathie et de la protestation par la réunion de ces qualités au sein d’un comité dont les membres se rejoignent en terme de conscience, d’intégrité, d’engagement pour le bien commun et de responsabilité de la société civile à penser et agir.
Alpes-Maritimes, Aube, Côte d’Or, Creuse, Dordogne, Eure, Gironde, Ille-et-Vilaine, Landes, Moselle, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Saône, Île-de-France, Tarn, Vaucluse, Yonne : ces comités déjà en graine vous attendent : leurs coordonnées sur la carte : https://comites.onest-alternative.org/carte-des-comites/
Les autres départements attendent votre voix pour s’exprimer : https://comites.onest-alternative.org/nous-rejoindre/